VediorBis, troisième société de travail
temporaire en France et observateur privilégié du
monde du travail, s'est associée au magazine L'Express
dans le cadre du dossier de la rubrique Réussir L'insertion
professionnelle des Blacks et des Beurs, paru le 5 juillet
2001. Il a été demandé à l'Institut
Louis Harris de confronter l'opinion de jeunes Français
de souche à celle de jeunes Français dont les parents
sont nés en Outre-Mer, en Afrique noire et en Afrique du Nord.
Le sondage exclusif réalisé par l'Institut Louis
Harris pour L'Express et vediorbis révèle que pour
la majorité des 18-30 ans, les discriminations raciales
au travail existent, une conviction renforcée chez les "Blacks"
et les "Beurs". Premier obstacle : l'embauche. Seulement
un "Black" ou "Beur" sur deux déclare
avoir trouvé du travail facilement contre les trois quarts
des "non Blacks" ou "non Beurs". La progression
dans l'entreprise est jugée aussi difficile. La moitié
des "Blacks" ou "Beurs" estime ne pas avoir
les mêmes chances de promotion que leurs collègues.
L'importance du diplôme !
Ainsi, les signes extérieurs d'origine étrangère,
comme le nom, sont de réels facteurs "discriminants"
à l'embauche (pour 61% des "non Blacks" ou "non
Beurs", porter un nom d'origine étrangère est
un handicap pour trouver un emploi). L'étude met par ailleurs
en exergue l'importance du diplôme. En effet, le niveau de
perception d'une discrimination varie fortement en fonction du
niveau de formation. 53% des titulaires d'un diplôme de l'enseignement
supérieur soulignent la difficulté de trouver du
travail quand on est "Black" ou "Beur", contre
83% de ceux qui n'ont pas ou peu de diplômes. De même,
si pour la majorité des jeunes interrogés (60%),
les disparités de rémunération n'existent
pas, il n'en est pas de même pour ceux qui ne possèdent
pas ou peu de diplômes.
Des secteurs plus ouverts
Ce sondage montre également que certains secteurs d'activité
apparaissent aux jeunes plus ouverts que d'autres aux "Blacks"
et aux "Beurs". En première position arrivent
les entreprises du bâtiment et des travaux publics (avec
92%), en dernière position les banques-assurances et les
médias (avec 16%). À noter également que pour
72% des "Blacks" ou "Beurs" interviewés,
les sociétés de travail temporaire les recrutent
facilement. Quant à l'avenir, seuls 38% des "Blacks"
ou "Beurs" pensent que leur situation en matière
d'embauche va plutôt en s'améliorant, contre 54% des
"non Blacks" ou "non Beurs".
* Pour lire la synthèse complète de l'étude,
téléchargez-la, ci-dessous, au format PDF...
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